Dimanche 8 avril 2007

Juste cette petite bafouille pour te dire que ça m'a fait chaud au coeur de lire ta lettre sur ton blog, tes mots sur fond de nostalgie façon Paolo Nutini et James Blunt (surprise ?).

Cependant, n'écoute pas trop de leurs chansons chialantes, on se revoit très très vite. Héhé, quand tu reverras ma tête d'enfarriné et subiras mes conneries acidifiées, peut-être même regarderas-tu le ciel en te disant que c'est pas plus mal que je sois parti quelques temps pour que tu puisses encore les apprécier ?!
Et si, en bonne grande soeur, tu t'inquiètes de temps en temps, sache et rappelle toi que je suis heureux et que tout se passe pour le mieux !

Je rêve du prochain bon vieux midi dominical avec toi, le frérot et les parents ! Rendez-vous est pris..
Par Alex - Publié dans : Ma pomme
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Dimanche 8 avril 2007
Par Alex - Publié dans : Lecture
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Dimanche 8 avril 2007

Petite rétrospective de ce que je fais, et pourquoi, à la demande de ma cousine. Ne soyez pas étonnés de trouver ici quelques unes de mes convictions scientifiques, parfois largement attaquables.. Je vai essayer de ne pas (trop) plomber ce post.



Tout d'abord, il me faut rappeler mon parcours pour poser le contexte de tout ce qui suit. Après mon bac, me suis engouffré dans une classe prépa Maths Sup/Spé. De ces deux années, bien sûr, j'ai pu acquérir un background maths et physique. Le plus important dans tout cela, rétrospectivement, n'a pas été tant la pseudo-vie de taupin à laquelle je me suis confrontée, mais bien l'apprentissage de l'histoire des sciences (merci à mon prof de Physique de Sup !). Car la maxime "Vaut mieux une tête bien faite, qu'une tête bien pleine", en prépa, prend tout son sens : il est impensable d'apprendre la pléthore de formules vues pendant deux ans, il est en revanche constructif de savoir "retrouver" ces formules. C'est là que l'histoire des sciences est un atout majeur en replacant les considérations des époques et des domaines abordés. Surtout, l'histoire des sciences a éprouvé et ébranlé ma verve scientifique (ça arrive encore, plus rarement). Les convictions s'entrechoquent, se rejoignent et évoluent.

Ceci étant dit, je ne vai pas citer ici les lectures qui ont grandement influencé mes convictions scientifiques, tant par le soucis de ne pas éclabousser ces ouvrages que par celui de ne pas être étiqueté. En version concise, tout ce que j'ai fait par la suite a un dénominateur commun : rassembler Mathématiques, Physique et Informatique au service d'une formalisation confrontée au réel.
Le fait d'aborder les Mathématiques à un niveau assez poussé m'a toujours émerveillé, il est parfois possible que je m'émerveille pour la beauté d'une formule. Mais passé ce stade, je me suis toujours demandé (et sûrement que vous aussi) à quoi sert une belle formule si celle-ci ne peut traduire une certaine réalité vérifiable. C'est cette question qui pour moi différencie les Mathématiques de la Physique : certains étudient des objets de dimension n alors que nous vivons dans un espace à 3 dimensions (voire 4, cf Einstein). Ce qui est sous-jacent à ce point est pour moi d'une simplicité déconcertante : le pragmatisme, le sens pratique. Les mathématiciens pensent (parfois tout bas, ah ! chérubins !) que la Physique doit essentiellement sa crédibilité aux Mathématiques. J'ai été de ceux-ci. Pourtant nombre de découvertes ont émergées de la Physique avant que les Mathématiques s'y intéressent, tout comme on peut en compter autant élaborées par les Mathématiques qui ont du attendre des dizaines et dizaines d'années avant qu'on puisse trouver ce qu'on pouvait en faire. Il m'a fallu longtemps pour acquérir le pragmatisme et le recul nécessaire pour comprendre les pans de la Physique, avoir un "sens physique", et avouer que c'est bien elle qui règne ici-bas. Bref, formaliser oui, mais toujours dans l'optique de modéliser le réel. Et grâce à l'outil informatique, on peut aujourd'hui simuler ces modèles et soumettre ces simulations à la critique du réel (You are in the looking glass, heh heh !).



En arrivant en école d'ingé, il me tardait donc de confronter toutes ces "belles idées" et voir ce que je pouvais en faire. Il a bien fallu que j'apprenne à programmer. Hé oui, car classe prépa peut-être, mais le temps que j'avais de dispo à l'époque je le passais à souffler et jouer de la guitare, et non à programmer.. Et pis dépassé le cap de la programmation, dans le domaine de l'Informatique, il y a plein de choses rasoir (pour moi.. peut-être une réminiscence de mon adulation pour la "belle Science" comme je l'appelais en classe prépa) et me suis dirigé vers le grand enfant que je suis resté : l'image. Autrement dit, me suis attaqué au traitement et à la synthèse d'image.

Mon premier projet a été de simuler physiquement notre bon vieux système solaire. Je ne reviendrai pas sur les conditions d'élaboration de ce projet (hihi ! No comment.. pour ceux qui s'en rappellent).


Et pis après pleins de cours aussi beaux les uns que les autres sur la synthèse d'image, mais avec zéro mise en pratique, je me suis crevé le cul à programmer et améliorer deux méthodes des plus connues en synthèse d'image.

La première méthode est le lancer de rayon, toujours avec un brin de physique. Le principe est de balancer des rayons dans une scène 3D et de récupérer les couleurs des pixels formant l'image au fur et à mesure des réfractions et réflexions de ces rayons sur les objets de la scène. Ca donne :



Et ma fameuse meuh-meuh (tu t'en souviens Nélène ??) :


La deuxième méthode est la radiosité, encore plus dirigée vers la physique. Le principe est d'élaborer un algorithme fondé sur l'équilibre énergétique du trajet de la lumière. L'image est moins intéressante, mais les ombrages sont beaucoup plus réalistes :



Bon, j'ai omis volontairement nombre de micro-projets, parmis lesquels animations de personnages, mini-jeux, etc.. Bah ouai, c'est beau la synthèse d'image, mais ça tourne rarement en temps-réel, donc ça bouge pô. Et pour un grand enfant comme moi, c'est balo quand même !



Reste qu'après deux années d'école d'ingé, on m'a fortement conseillé de faire le master de recherche. Après quatre années post-bac, j'avoue que je n'avais jamais eu d'ambition. Arrivé en master recherche, j'ai commencé à comprendre que je pouvais être ambitieux. Tant qu'à avoir de l'ambition, autant y aller franco !! Il me manquait alors une composante à relier à mon travail : la musique. Car ces deux années de diplôme d'ingé ont été fertiles en notes, j'ai pu oublier la sombre période de classe prépa pour valdinguer de concerts en concerts et jouer de la guitare dans des festoches de jonglage.

Mon projet s'est alors construit peu à peu et constitue l'essentiel de mon travail aujourd'hui : l'analyse et la synthèse du geste musical.
Côté synthèse, mes efforts sont toujours reliés aux Mathématiques et à la Physique, mes recherches prennent part à l'animation physique de personnages. La question n'est pas de spécifier ou calculer les trajectoires des membres (animation traditionnelle et cinématique) mais de calculer les forces et couples (causes) qui aboutissent au mouvement de ceux-ci.


Pour une vidéo démo, il faudra encore un peu patienter, ne suis pas encore assez satisfait du résultat...

L'analyse du geste musical implique de la capture de mouvement ainsi que l'étude des intentions musicales et la plannification des tâches au niveau du système moteur humain : donc une étude précise de la psychologie et motricité du musicien. D'autre part, l'analyse et la synthèse de gestes musicaux s'accompagnent de la synthèse de son. Là encore, je me place dans une approche physique, c'est à dire la simulation de la vibration de la membrane de percussion.
L'unification, au sens mathématique et physique, du geste et du son me permettront, je l'espère, de proposer des modèles d'interaction entre le percussionniste et son instrument.



Voilà, j'en ai fini. Pour ceux qui ont tout lu, bah bravo, j'espère ne pas avoir été trop indigeste. Si vous avez des questions, me ferai une joie d'y répondre !
Par Alex - Publié dans : Ma pomme
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Samedi 7 avril 2007










Puisqu'il nous faut un jour nous arrêter sur le chemin
Gâchons en de bien belles
Pour en vivre de plus ivres
Quitte à ce qu'on se voit poche, moche
Qu'on s'effiloche comme une vielle gavroche
A l'écoute de ce vieux son de cloche
Par Alex - Publié dans : Lignes suspectes
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Mardi 27 mars 2007

Par Alex - Publié dans : Lignes suspectes
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Lundi 26 mars 2007

While the crowd is waiting for the final kiss
The one which allows them to sleep well
We'll walk along our own path
The one which will lead us to our own bless
But we need hints before we get tired
We need speed before we loose pace
We need a hint to know we're on the right track




Jose Gonzales - Veneer
Par Alex - Publié dans : Musiques suspectes
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Samedi 24 mars 2007
Xenakis est le père d'une musique qui attendra sûrement longtemps sa progéniture. De part ses critiques au sujet des méthodes de composition symphonique, il a révolutionné l'approche même de la composition musicale [1]. Xenakis est, de l'avis général, un professeur Tournesol cherchant en vain à rendre possible la composition musicale automatique. Générer de la musique de manière automatique, quel non-sens ! La première réaction est le rejet, à  l'écoute des premiers sons "non-harmoniques" des compositions.


Mais qu'est-ce que l'harmonie ? Peut-on se contenter du carcan théorique traditionnel tel que nous le connaissons, de l'accord parfait et dissonant ? Certainement pas. Ecouter et lire Xenakis, c'est un peu prendre un café avec Pythagore, une discussion enflammée où le déterminisme et la stochastique se confrontent.
La signification du terme "harmonie" a beaucoup évolué depuis l'élaboration, au XVIIème siècle, du langage théorique musical univoque et universel que nous  connaissons. Du temps de la Grèce Antique, l'harmonie est alors la "science des harmoniques", incluant des domaines que nous nommerions aujourd'hui Mathématiques, Ingénierie, Physique, Théorie et Composition Musicale ou encore Cosmologie. Ce melting-pot de sciences exactes et de musique nous paraît peu cohérent ; ses fondements sont pourtant aussi solides que séculaires : la musique fait partie des quatres sciences du quadrivium avec l'arithmétique, la géométrie et l'astronomie. En second lieu, dès le VIème siècle avant notre ère, la "science des harmoniques" est pour l'école Pythagoricienne l'étude des moyennes arithmétique, géométrique et harmonique sur un monocorde.
Xenakis a aboutit à sa propre formalisation de la composition musicale, et elle se situe au carrefour... Le référentiel n'est plus note, mesure et tonalité. Il est unités algorithmiques pouvant aussi bien être dirigées par notre théorie musicale que par une formalisation et un model comportemental abstraits. En ce sens, il y a une certaine dose d'antiquité dans le travail de Xenakis. D'autant plus que cette deuxième direction permet alors la découverte d'un monde musical tout autre, où l'écoute d'une mélodie en est radicalement changée. L'absraction mise en place par Xenakis permet d'explorer les relations entre la Musique, les Mathématiques, l'Architecture et l'Espace en général. On lui doit notamment les premiers véritables spectacles sons et lumières (Polytope, Diatope) et la recherche de nouvelles spatialisations musicales :



Le Pavillon Philips de Bruxelles
( Le Corbusier / Xenakis )


Cependant, la comparaison au "Tout est nombre" de l'école Pythagoricienne s'arrête là. Xenakis, porté par nombre de travaux de recherche éprouvant l'introduction du hasard (Mathématiques, Physique), se fait un détracteur de l'ordre déterministe et sériel de la composition musicale. La théorie probabiliste et musicale de Xenakis voit l'émergence d'un ordre moyen, d'un ordre probable : musique et harmonie passent à l'état stochastique.


Pour finir, je vous dois bien une critique. De l'aveu même de Xenakis, sa démarche est empreinte d'une formalisation visant à "faire de l'art tout en géométrisant, c'est à dire en lui donnant un appui raisonné moins périssable que l'impulsion du moment, donc plus sérieux". Toute son oeuvre est empreinte de cette visison, et c'est ici que le bât blaisse : Xenakis considère la composition et beaucoup moins la performance musicale. Où intervient, entre autres, le geste et plus particulièrement la mémoire gestuelle ? Pourtant, il a lui même joué en public, il s'est lui même mis "à la place" d'instrumentistes. Il est pour moi évident que l'approche de la composition tronquée de tout performance musicale est vouée à une certaine stérilité.


[1] "Musiques formelles", Iannis Xenakis. [http://www.iannis-xenakis.org/MF.htm]
Pour les plus curieux et courageux, je vous conseille vivement d'y jeter un oeil, rien que l'intro vaut le coup !
Par Alex - Publié dans : Lecture
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Jeudi 22 mars 2007






Ces rues à pieds, de grue. Des tonnes pour faire la roue sous les lumières qui ricochent. Cohue de rues, emplies de vies si sages devant lesquelles même un Picasso éprouverait un certain blocage. L'espoir se fait de plus en plus ténu lorsque l'aurore s'en sort. Elles ratent le coche, prient pour que le café du matin ne soit pas salé et demandent une nouvelle occasion de se faire prier.
Par Alex - Publié dans : Lignes suspectes
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Mercredi 21 mars 2007

Deux anims, trouvées au hasard (comme quoi des fois j'ai le temps), qui me font ben rire. Le tout fait en Flash en plus (trop fort Alan Becker !).






Par Alex - Publié dans : Misc
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Mardi 20 mars 2007


" Quelque chose nous est resté en travers de la gorge et nous voulons cracher c’est la moindre des choses. Mais vous pouvez, Madame, vous adressez à nous. Car tout n’est pas perdu, non, tout n’est pas perdu de vos mythes d’aurore : ici le soleil brille pour tous et on y croit. "

C'est étrange comme ces mots m'ont accompagné toute la journée, je n'ai pourtant pas écouté cette chanson depuis quelques années.. Je m'en vai rectifier le tir de ce pas !
Par Alex - Publié dans : Musiques suspectes
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